Y a t il un pilote dans l’avion ??
Le championnat qui vient de s’achever a été sur le fond un des plus atypique qui nous a été donné à voir depuis fort longtemps.
A première vue, rien d’exceptionnel ! L’armada verte, après avoir un peu balbutié son début d’année semble avoir repris un rythme de croisière conforme à ses possibilités.
Derrière, suivent des lyonnais formant une équipe puissante et au gros potentiel.
Lille, l’équipe surprise de ce premier trimestre complète le podium. La confirmation risque tout de même d’être une tâche ardue du côté du Nord.
La team grenat, d’une constance sans faille, termine cette fois en 4° position devant des kneckes étourdis et distraits.
Donc, à priori rien de bien salivant. Mais en grattant un peu et en analysant le déroulement de la compétition, quelques questions reviennent immanquablement à la surface.
Lyon débute dès lundi matin comme à son habitude ; à un bon rythme sans plus. Les kneckes se calent dans leurs roues suivis des autres écuries. Tiens tiens, les verts semblent être un peu en retrait, surprenant !
Pour une fois que le championnat n’est pas déjà joué le lundi à midi !!!!
Les lyonnais prennent le large et derrière, c’est la bouteille à l’encre. Les verts s’accrochent, Lille confirme, Strasbourg poursuit l’effort et nous sommes toujours très réguliers, pas d’à coups dans notre progression. C’est ce qui d’ailleurs nous différencie des autres équipes : nous ne sommes pas en mesure de faire un sprint sur un délai assez court et d’augmenter sensiblement notre cadence pour rattraper ou distancer un concurrent. Non, nous sommes une poignée de fidèles, une vingtaine, qui jouons quasiment toujours aux mêmes périodes et sur le même rythme et atteignons individuellement pratiquement toujours, à quelques millions près, le même score.
Le mardi matin, les verts accusent un retard de 80 millions sur leur « meilleur ennemi ». En temps normal, ce retard est irrattrapable face à une équipe telle que Lyon, même par l’armada verte. Et pourtant !!!!
Au prix d’un mardi phénoménal, les verts remontent puis passent leur adversaire pour lui porter un coup fatal au moral. Bravo à eux.
Ce déroulement me laisse toutefois perplexe et je n’ai pu m’empêcher d’essayer d’en trouver une explication rationnelle.
Et là, la question récurrente de PFYC a resurgit : la masse ou la classe ?????
Qu’est ce qui fait une équipe dans ce jeu : le nombre de joueurs ou leur qualité ????
Certes, l’idéal c’est un couple composé du mélange des deux. Mais comme dans tous les couples, il y a toujours un dominant et un dominé ! La nature est faite ainsi.
J’ai donc laissé un peu de côté le classement par équipes pour analyser d’un peu plus près les scores individuels.
Et là, que constatons nous ? La période creuse des verts correspond à l’absence de leur « très » gros scoreur. De même, leur « résurrection » correspond également à son retour !
A chaque train sa locomotive. En l’absence de locomotive, les wagons ont souvent tendance à traîner un peu en route !
J’ai étudié un peu les 6 dernières semaines et les conclusions sont éloquentes :
Les gones ont souvent la masse, ils sont très nombreux, souvent les plus nombreux, mais il manque un vrai pilote dans cet avion. Excepté la semaine 09 où ils ont établi le nouveau record de France par équipe et bien sûr gagné le championnat, ils n’ont jamais placé plus de deux joueurs dans le Top 10, quasiment exclusivement réservé aux « gros scoreurs ». Et encore, le meilleur d’entre eux a à peine dépassé les 50 millions de points.
Dans la même période de ces 6 dernières semaines, les verts qui ont terminé 5 fois premiers, ont à chaque fois placé plusieurs de leurs gros scoreurs parmi les 10 premiers en individuel, bien qu’étant souvent en infériorité numérique sur le nombre total de joueurs, mais ont surtout bénéficié de l’aspiration de leur scoreur d’élite (bravo Marc).
En ne plaçant qu’un seul scoreur parmi l’élite des 10 premiers, on ne peut pas espérer finir champion, même si la masse de joueurs est importante !
Nous messins, n’avons pas du tout de masse, je doute même que nous en aurons un jour, par contre nous avons la classe. En témoigne le classement au ratio : Nombre total de points/Nombre de joueurs au Top 500. Nous trustons littéralement ce classement depuis des semaines. Et pourtant depuis un bail nous n’avons pas vu la couleur du podium ! Mais je suis confiant pour l’avenir, car nous sommes réguliers.
Ma conclusion sera très simple : « masse ou classe » : je pense, n’en déplaise aux détracteurs, que la classe prévaut sur la masse, bien que l’un n’aille pas sans l’autre.
Je suis persuadé qu’un jour la classe pourra entièrement dominer la masse ; l’inverse me parait improbable.
Certes l’adage suivant reste d’actualité : vaut mieux 20 joueurs à 1 million que 1 joueur à 20 millions, mais il faut le tempérer tout de même.
Simple exemple : pour remplacer un FAK à Sainté, la green team devra trouver 100 autres joueurs à 1 million : bon courage !
La masse, qui forme le « tout-venant », aura toujours besoin de lorgner vers le haut et de chercher son repère qui la motivera ; une locomotive tout simplement, ou comme le précise le titre de cette analyse : un pilote dans l’avion, et c’est, je le pense, ce qui manque aux lyonnais en ce moment.
C’est tout simplement cette cerise sur le gâteau qui fait que……….
A bientôt, bon week-end et bonne CE à tous.
SGi
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Champ. : 270.000
Europe : 298.250
Fier de la team !!